À Brive, une maison de ville de 1925 demandait autre chose qu’un rafraîchissement. Le bâti était sain, l’adresse bonne, mais l’usage ne correspondait plus : une distribution d’époque, des pièces cloisonnées, et une maison qui tournait le dos à son extérieur.
Le premier travail a été de redistribuer les pièces de vie. Les maisons de cette génération sont construites sur une logique de pièces closes et spécialisées, hiérarchisées entre réception et service. Cette organisation ne correspond plus à la manière dont on habite aujourd’hui — mais elle ne se démolit pas au hasard : les murs de refend participent à la structure, et les cloisons ne sont pas toutes déplaçables. Le projet a consisté à identifier les ouvertures qui rendaient le plus de lumière et de continuité au meilleur prix constructif, plutôt qu’à décloisonner par principe.
Le second geste est celui qui change réellement l’usage de la maison : une terrasse aménagée sur le toit du garage. C’est une surface qui existait déjà, qui ne servait à rien, et qui ne coûtait donc rien à conquérir — pas d’emprise au sol supplémentaire, pas d’extension. En la transformant en espace de vie extérieur, la maison gagne d’un coup ce qui lui manquait le plus en centre-ville : un dehors praticable, de plain-pied avec l’étage.
Tout cela sans toucher à l’âme de la maison. Les éléments qui font le caractère d’un bâti de 1925 — proportions, menuiseries, matériaux — n’avaient aucune raison d’être effacés. Une rénovation réussie se juge à ce qu’elle a su garder autant qu’à ce qu’elle a changé.
Un projet représentatif de notre travail sur l’existant : trouver l’espace et la lumière dans ce qui est déjà là, plutôt que d’ajouter des mètres carrés.