La relation avec Obbia, qui distribue des produits et solutions d’entretien aux professionnels, a commencé par le graphisme — et c’est de là que tout le reste a découlé. Nous avons créé le logo et la charte, puis décliné cette identité sur l’ensemble des supports de la marque.
Le vrai sujet, sur ce projet, était le volume. Une charte pour une marque à trois produits est un exercice confortable. Une charte pour un catalogue professionnel étendu en est un autre : chaque nouvelle référence doit trouver sa place sans qu’on ait à redessiner quoi que ce soit. Nous avons donc conçu un système plutôt qu’une image — des règles de mise en page, de nommage, de codes couleur par famille, applicables mécaniquement à la centième référence comme à la première.
Ce système a ensuite été déployé sur toute la chaîne : le catalogue, les étiquettes produits, les pack-shots et les textes commerciaux. Les étiquettes méritent une mention particulière — ce sont des supports contraints, petits, chargés d’informations réglementaires obligatoires, où la marge de manœuvre graphique est mince. Faire tenir l’identité dans cet espace-là est souvent l’épreuve de vérité d’une charte.
Vient enfin le packaging et la photographie produit, où l’enjeu était l’homogénéité : sur une boutique en ligne professionnelle, des pack-shots hétérogènes donnent immédiatement une impression d’amateurisme, quelle que soit la qualité des produits.
C’est ce socle graphique qui a rendu possible la suite — la boutique e-commerce B2B que nous avons conçue ensuite pour la marque. Le site n’a pas eu à définir une direction artistique : il a hérité d’un système déjà éprouvé sur le terrain, en rayon et sur les emballages.